Besançon Franche-Comté

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Besançon Franche-Comté

Message par kennyxx le Lun 10 Déc - 17:13



















Vesontio : c’est le seul nom de ville de la région cité par César dans la Guerre des Gaules (cf. le chapitre antiquité) ; plus tard Vesontione deviendra, par simple évolution phonétique Besançon.

Là où les avis divergent c’est quant à la signification de ce Vesuntio ; certains ont invoqué le nom du bison ce qui aurait pu expliquer l’évolution v / b mais il semble bien plus probable que la racine soit prélatine (gauloise ou plus ancienne encore - ligure ?) : wes- qui aurait désigné la montagne et que l’on retrouve dans le Vésuve, le mont Viso, Vézelay et bien sûr dans Vesoul. Si cela est exact Besançon a donc un nom plus ancien encore que les Gaulois et ceux-ci ont continué à utiliser.

Au Moyen-Âge (IXè - XIIè siècles) la ville est appélée parfois Chrysopolis ("ville d’or"). Ce nom apparemment sans rapport avec les noms antique et moderne aurait été formé sur la plaisanterie besan sum « je suis une pièce d’or ». Mais Chrysopolis était dans l’Antiquité le nom d’un quartier de Byzance ; on pourrait alors penser à un jeu de mots Byzance / Besançon.
Claude Goudimel (1510 - 1572) Musicien

Jean Mairet (1604 - 1686) Dramaturge, il a appliqué le premier la règle des trois unités au théâtre français.

Charles de Bernard (1833 - 1893) Romancier 49, rue Bersot

Auguste Castan (1833 - 1893) Archéologue et historien 3, rue Bersot

Louis-Jean Résal (1854 - 1920) Ingénieur, concepteur des ponts Mirabeau et AlexandreIII à Paris 20, rue Renan

Tristan Bernard (1866 - 1947) Auteur et humoriste 23, Grande Rue

Antoine Perrenot de Granvelle (1517 - 1586) vice-roi de Naples , servit Philippe II (fils de Nicolas Perrenot de Granvelle, qui fut ministre de Charles Quint et fit construire le palais Granvelle)

Antoine Momoro (1746 - 1794) Imprimeur, il serait l’auteur de la devise "liberté, égalité, fraternité...ou la mort !". Mort décapité.

Charles Fourier (1772 - 1837) Philosophe et sociologue, auteur des Phalanstères socialistes. 2, rue Moncey

Charles Nodier (1780 - 1844) Littérateur romantique 7, place Victor Hugo (maison disparue)

Victor Hugo (1802 - 1885) Écrivain 140, Grande Rue
Pierre-Joseph Proudhon (1809 - 1865) Philosophe, écrivain, théoricien du socialisme. 22, rue du Petit Battant
Hilaire de Chardonnet (1839 - 1924) Inventeur de la soie artificielle 2, place Jean Cornet

Auguste et Louis Lumière (1862 - 1954), (1864 - 1948) Inventeurs du cinématographe 1, place Victor Hugo

La Troisième République, instaurée lors de la défaite dans des conditions difficiles, voit aussi l’insurrection de la Commune qui ne connait pas un grand soutien à Besançon.

En 1890 le radicalisme est puissant grâce à ses élus, aux comités de quartier, à la loge maçonnique, aux sociétés de libres penseurs, au "Petit Comtois" quotidien de gauche et surtout grâce à la vigueur de l’anticléricalisme. L’affaire Dreyfus suscite les passions. Par la suite, après la séparation de l’Eglise et de l’Etat le radicalisme bisontin se divise et dépérit face au mouvement socialiste. Les syndicats se développent.

L’horlogerie attachée à la tradition artisanale ne se modernise pas vite et le secteur connaîtra la crise en 1893. En 1900 la production remonte à 635 000 montres. L’industrie textile apparaît en 1891 avec les soieries artificielles des Prés-de-Vaux, crées par leur inventeur bisontin Hilaire de Chardonnet. La ville souffre toujours de la médiocrité des communications : elle n’est pas une grande ville industrielle et son commerce évolue peu.

On essaie de développer le tourisme avec "Besançon-les-Bains". En 1890 "la Compagnie des Bains salins de la Mouillère" édifie un établissement thermal, un casino et plus tard un hôtel. Mais les curistes ne sont pas assez nombreux. La ville s’étend sur les Chaprais, Bregille, Canot et même Saint-Claude et Saint-Ferjeux qui ressemblent tout de même plus à des villages qu’à des quartiers de Besançon.

La municipalité organise le balayage des rues, améliore la voirie et l’assainissement, s’inquiète de la pollution des eaux d’Arcier . Le centre est animé, les rues remplies de cris familiers. La périphérie et le canton nord dépasse maintenant le centre en population mais la vie gravite toujours autour de la place Saint-Pierre. Les classes sociales sont très tranchées mais se retrouvent côte-à-côte en "faisant" la Grande Rue. Les cafés sont nombreux avec leur clientèle attitrée qui vient boire l’absinthe ; les cafés-concerts ont leurs chanteurs "à voix", sur les pentes de Battant on trouve les maisons qu’on dit "closes". Au théâtre le public est très large. Chaque quartier a son harmonie ou sa fanfare qui viennent jouer à Granvelle ou Micaud. La municipalité achète le cirque du Kursaal qu’elle transforme en salle de bal, de spectacle et de cinéma. On fait des sorties à bicyclette à la Malate ou à Beure, des pique-niques, des parties de pêche. La pratique du sport se développe et se créent des sociétés de gymnastique, d’aviron...

Besançon poursuit sa vie tranquille, perturbée en 1910 par la crue record du Doubs : 9,57 mètre à l’échelle Saint-Paul (on circule en barque dans tous les bas quartiers).

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